Y a trop de BéDés

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4 réflexions au sujet de « Y a trop de BéDés »

  1. Bonjour,
    Résumer la nouvelle vague à une nouvelle caméra ou une nouvelle pellicule est un peu caricatural… Pas plus que le punk n’apparait par un rabais sur les guitares électriques…La nouvelle vague vient surtout de la volonté de faire autre chose. La société change, le cinéma aussi.
    De même je ne partage pas votre enthousiasme quant à la disparition d’auteurs plus populaires. Ca sent une certaine jalousie voire aigreur (qui n’existe peut etre pas, mais on peut le ressentir comme ça…). Le parallèle avec la musique est sans doute exagéré aussi… la chute des ventes ne tue effectivement pas les gros, mais elle tue les petits… Pas plus que le cliché : vendu à 1000=super, vendu à 10 000= merde populaire etc. Que de caricatures !

    Mais à part ça j’aime bien votre bédé… 🙂

  2. Tout d’abord, comme Henri B, je trouve qu’il est impossible de défendre le cliché 1000 ventes = chef d’oeuvre, 10 000 ventes = merde commerciale. C’est non seulement réducteur mais également faux.
    De plus, vous ne semblez pas réaliser que l’abondance de publications ne fera pas de mal à Astérix et autres séries populaires, mais plutôt à l’auteur qui essaie de survivre en bossant comme un dingue à l’année pour, au final, vendre quelques milliers d’exemplaires. Pour lui, 10% de baisse des ventes, c’est la différence entre en vivre ou pas.
    De toute façon, la multiplication des publications fait surtout une chose, c’est élargir le clivage entre les méga succès et les petites ventes : devant l’énorme choix d’albums, le lecteur qui s’y connait sait reconnaître ce qui est bon ou ce qui ne l’est pas et là, comme vous le mentionnez, plus il y a de choix et plus nous sommes gagnants. Le problème c’est pour le lecteur lambda qui, lui, s’y perd. Devant cette surabondance de choix, soit sa propre méconnaissance le décourage et il n’achète rien; soit il se rabat sur les ‘valeurs sûres’, c’est à dire les séries au nom déjà connu ou sur lesquelles les médias se sont attardés. Et là, encore une fois, qui pâtit de la surproduction ? Les petits.
    L’avantage de l’énorme production actuelle, c’est de permettre à plus de nouveaux auteurs de publier leur premier album. Le désavantage, paradoxalement, c’est que ça permet à moins de nouveaux auteurs de survivre. Conséquence : quand ces auteurs auront besoin d’un vrai revenu et ne pourront plus se contenter de miettes (situation familiale qui change, par exemple), ils devront faire un choix : continuer à publier et vivre sous le seuil de la pauvreté, prendre un deuxième boulot (et de ce fait, diminuer leur production littéraire, le temps n’étant pas extensible), ou s’arrêter tout simplement. Ils peuvent aussi tenter de rentrer dans le moule de la grosse merde commerciale mais ce n’est pas pour tout le monde, et même si ça l’était, la recette ne fonctionne pas à tous les coups.
    Vous voyez la situation en tant que lecteur et jeune auteur, David, et c’est tout à fait compréhensible. Mais il faut voir un peu plus loin et réaliser que tout travail mérite non seulement salaire, mais salaire correct. Les auteurs de bande dessinée qui abandonnent la profession parce qu’ils en ont assez de crever de faim ne méritent pas que vous les jugiez aussi durement.

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