tremplin

J’ai refais cette histoire pour mon prochain bouquin
(La Vie Est Trop Kurt, Editions Même pas Mal, Février 2016)
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10 réflexions au sujet de « tremplin »

  1. Le mécanisme à l’oeuvre derrière cette planche est un putain de problème. Les mecs comme toi, avec leur belle petite étiquette de rebelle, ne veulent pas détruire le système de merde que tu décris si bien.
    Les mecs comme toi, ils se branlent juste en petit comité, entre initiés, sur leur lucidité (réelle, parce qu’on est bien d’accord sur le fond), en insultant et méprisant au passage les victimes même de ce système dégueulasse.
    J’espère que t’avais pas la prétention de faire de la pédagogie. Ah mais non, pardon : toi t’éduques pas la masse, toi tu voulais simplement t’astiquer sur ta compréhension fine des rouages du chobiz, et nous éclabousser avec une ébauche un peu légère de décryptage du business model de l’Internet.
    Les meufs comme moi, qui se farcissent en milieu militant des mecs comme toi du 1er janvier au 31 décembre, elles en ont plein le cul d’assister à la branlette publique des révoltés en mousse.
    Taper sur les victimes pour se vanter d’avoir tout pigé, centrer un contenu sur les dommages collatéraux plutôt que sur les vrais coupables, pour éviter d’avoir à changer quoi que ce soit, ça m’évoque un tas de trucs impliquant des gros mots comme patriarcat, et autres joyeusetés.
    Alors quand t’auras décidé de décrypter pour de vrai l’économie de la gratitude, tu supprimeras peut-être ta page Facebook… L’hôpital, la charité, tout ça. Et puis une fois que tu auras moi-même décidé de ne plus nourrir cette économie de la gratitude, tu pourras te pencher sur les ravages de l’économie de l’attention. Mais vu d’où tu pars, avec ton appel aux like juste en dessous de l’endroit où j’écris ce commentaire, la route va être longue, pour toi.

      • Perso pas trop, mais bon, les goûts, les couleurs (bon là y’en a pas), c’est tellement subtile. Par contre le com vénère a éveillé ma curiosité, du coup je suis allé au bout des trois planches.
        Verdict : J’aime pas la forme, et je n’aime pas le fond. Décrire la médiocrité du monde, insister sur les paradoxes et les contradictions, n’y voir qu’égoïsme, mesquinerie ou méchanceté… je suis comme Yersinia, ça me saoule. Être critique c’est bien, n’être « que » critique c’est insuffisant. On ne peut pas vivre comme cela. On ne peut pas être nihiliste, sauf à donner une dimension transcendante au nihilisme, une mystique qui laisse espérer qu’à force de nihilisme un nirvana est possible. En un sens, la promesse est possible, si je deviens le meilleur critique nihiliste du monde merdique où nous pourrissons tous, j’accéderai à une certaine popularité qui me sauvera de cet état merdique où je pourris isolé. Je suis revenu de la culture underground pour cette raison, le regard critique n’est véritablement suivi d’aucune volonté de changer le monde (quand bien même c’est difficile, je sais), l’égoïsme décrit, partout relevé, renvoie le plus souvent à son propre égoïsme, le plus souvent encombrant et handicapant.

        Alors, pourquoi Yersinia s’énerve-t-elle autant ? Car c’est elle finalement qui me pousse à réagir. Son commentaire est particulièrement cinglant, il y a là quelque défoulement. Je suppose que l’on peut accuser le nihiliste de faire porter aux autres le poids de son nihilisme. Être convaincu que le monde est merdique ne suffit, il faut encore communiquer autour. C’est une façon de se décharger de sa peine. Et c’est, je le conçois, pour le militant qui s’est engagé lui à changer le monde parfois trop à entendre.
        Le comble du nihilisme, c’est finalement de nier le nihilisme, de comprendre qu’à communiquer son désespoir on ne gagne rien, pire, on participe de ce monde que l’on prétend rejeter. Et c’est là où je me situe. Je ne suis pas encore militant car mes tendances nihilistes, que j’ai d’ailleurs toujours gardé pour moi, sont encore très présentes, mais les choses évoluant lentement, je ne perds pas espoir de trouver un jour une place qui me convienne en ce monde.
        Bises.

    • Perso pas trop, mais bon, les goûts, les couleurs (bon là y’en a pas), c’est tellement subtile. Par contre le com vénère a éveillé ma curiosité, du coup je suis allé au bout des trois planches.
      Verdict : J’aime pas la forme, et je n’aime pas le fond. Décrire la médiocrité du monde, insister sur les paradoxes et les contradictions, n’y voir qu’égoïsme, mesquinerie ou méchanceté… je suis comme Yersinia, ça me saoule. Être critique c’est bien, n’être « que » critique c’est insuffisant. On ne peut pas vivre comme cela. On ne peut pas être nihiliste, sauf à donner une dimension transcendante au nihilisme, une mystique qui laisse espérer qu’à force de nihilisme un nirvana est possible. En un sens, la promesse est possible, si je deviens le meilleur critique nihiliste du monde merdique où nous pourrissons tous, j’accéderai à une certaine popularité qui me sauvera de cet état merdique où je pourris isolé. Je suis revenu de la culture underground pour cette raison, le regard critique n’est véritablement suivi d’aucune volonté de changer le monde (quand bien même c’est difficile, je sais), l’égoïsme décrit, partout relevé, renvoie le plus souvent à son propre égoïsme, le plus souvent encombrant et handicapant.

      Alors, pourquoi Yersinia s’énerve-t-elle autant ? Car c’est elle finalement qui me pousse à réagir. Son commentaire est particulièrement cinglant, il y a là quelque défoulement. Je suppose que l’on peut accuser le nihiliste de faire porter aux autres le poids de son nihilisme. Être convaincu que le monde est merdique ne suffit, il faut encore communiquer autour. C’est une façon de se décharger de sa peine. Et c’est, je le conçois, pour le militant qui s’est engagé lui à changer le monde parfois trop à entendre.
      Le comble du nihilisme, c’est finalement de nier le nihilisme, de comprendre qu’à communiquer son désespoir on ne gagne rien, pire, on participe de ce monde que l’on prétend rejeter. Et c’est là où je me situe. Je ne suis pas encore militant car mes tendances nihilistes, que j’ai d’ailleurs toujours gardé pour moi, sont encore très présentes, mais les choses évoluant lentement, je ne perds pas espoir de trouver un jour une place qui me convienne en ce monde.

      • Les goûts, les couleurs… ouais ben moi j’aime le fond et la forme de « Tremplin ». C’est une porte d’entrée, critique, amusée, on peut bien rire de ça quand même… Si le sujet est sérieux, d’autres le sont bien plus encore, l’humour (qu’on trouve ça drôle ou pas hein) n’est qu’une clé de trousseau, pour pas s’en foutre. « on participe de ce monde que l’on prétend rejeter », ben ouais, et ça fait pas de nous des monstres, on est bien peu de choses, mais on est plein de petits sursauts de vies, parmi plein de grands ratages, de grands désespoirs. David Snug (que j’ai hâte de revoir dès demain avec les Trotski nautique) n’est pas le sauveur de l’industrie de la musique? C’en est au moins un témoin, je sais pas ce qu’il pense vraiment de ces artistes qui rêvent d’être des Rock Stars, mais s’il en avait absolument rien à carrer, il n’aurait pas partager son récit. Je ne vois pas de volonté de casser du musicien, seulement celle de continuer à éclairer un petit monde bien lugubre. Le sujet n’est pas nouveau, dans le genre bédé on a (et parce que je viens juste de le commencer) « Mister Nostalgia » de R. Crumb (éd. Cornélius), bon faut que je le finisse et peut-être que dedans ya La clé pour sauver le Monde…

      • « Quand il te manque un sens, un autre est renforcé. Par exemple, si t’as pas le sens de l’humour, ben t’es vachement plus con que les autres. »

  2. Perso pas trop, mais bon, les goûts, les couleurs (bon là y’en a pas), c’est tellement subtile. Par contre le com vénère a éveillé ma curiosité, du coup je suis allé au bout des trois planches.
    Verdict : J’aime pas la forme, et je n’aime pas le fond. Décrire la médiocrité du monde, insister sur les paradoxes et les contradictions, n’y voir qu’égoïsme, mesquinerie ou méchanceté… je suis comme Yersinia, ça me saoule. Être critique c’est bien, n’être « que » critique c’est insuffisant. On ne peut pas vivre comme cela. On ne peut pas être nihiliste, sauf à donner une dimension transcendante au nihilisme, une mystique qui laisse espérer qu’à force de nihilisme un nirvana est possible. En un sens, la promesse est possible, si je deviens le meilleur critique nihiliste du monde merdique où nous pourrissons tous, j’accéderai à une certaine popularité qui me sauvera de cet état merdique où je pourris isolé. Je suis revenu de la culture underground pour cette raison, le regard critique n’est véritablement suivi d’aucune volonté de changer le monde (quand bien même c’est difficile, je sais), l’égoïsme décrit, partout relevé, renvoie le plus souvent à son propre égoïsme, le plus souvent encombrant et handicapant.

    Alors, pourquoi Yersinia s’énerve-t-elle autant ? Car c’est elle finalement qui me pousse à réagir. Son commentaire est particulièrement cinglant, il y a là quelque défoulement. Je suppose que l’on peut accuser le nihiliste de faire porter aux autres le poids de son nihilisme. Être convaincu que le monde est merdique ne suffit, il faut encore communiquer autour. C’est une façon de se décharger de sa peine. Et c’est, je le conçois, pour le militant qui s’est engagé lui à changer le monde parfois trop à entendre.
    Le comble du nihilisme, c’est finalement de nier le nihilisme, de comprendre qu’à communiquer son désespoir on ne gagne rien, pire, on participe de ce monde que l’on prétend rejeter. Et c’est là où je me situe. Je ne suis pas encore militant car mes tendances nihilistes, que j’ai d’ailleurs toujours gardé pour moi, sont encore très présentes, mais les choses évoluant lentement, je ne perds pas espoir de trouver un jour une place qui me convienne en ce monde.

  3. Ouh la, un peu de recul…moi j’adore cette page et le reste, tres drole.
    En plus, c’est tout a fait vrai, les festivals, les Smacs, les plans de carriere pourris, les managers vereux etc…
    J’ai moi-meme vecu une grande partie de tout ca et c’est ce qui me fait le plus rire, c’est surtout quand je me reconnais dans mes erreurs et mauvais choix.
    Tout ca est un systeme, pas mieux, pas pire dans le genre arnaque que d’autres, et c’est de la BD pas un tract politique..ou alors je fais carrement fausse route !
    Pour les musicos que ton humour choque, toujours se rappeler qu’il y a les artistes qui vivent la musique et ceux qui veulent en vivre et quand tu as choisis ton camp tout va beaucoup mieux :-))
    En tout cas bravo !

    PS: je suis de passage sur cette page et je n’ai pas le temps de repondre ou d’entamer une eventuelle conversation…

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